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Texte et mise en scène:Sylvie Caillaud
Photographies: Abdoulaziz Soumaïla et Jean Pierre Estournet
Musique: Eddie Souchois
Scénographie: Chantal Gaiddon assistée de Nicolas Hubert
Eclairage: Jean François Penin
Avec: Fabrice David, Maud Fouassier, Stéphanie Grosjean et Bernard Martin
Musiciens: Pascal Frelon (pichotte, buggle), Nicolas Renard (trompette), Eddie Souchois (trombonne)
Coproduction Equinoxe scène nationale de Châteauroux
Ce spectacle bénéficie de l'aide à la production de la DRAC Centre et de l'aide au financement de projet de l'ADAMI
Avec le soutien en résidence de l'Espace Malraux scène régionale - scène de Touraine de Joué les Tours, et des communes de Luçay le Mâle, Gargilesse et Argenton-sur-Creuse
Dans la salle d'attente d'un port inconnu, des gens attendent l'heure du départ.
Quatre personnages dans la foule: un homme qui prend des photos, unejeune fille qui danse, une femme avec une drôle de valise, et un vieilhomme qui se déplace avec un fauteuil roulant.
Dans la foule, trois musiciens, trois instruments, trompette, pichotte, trombone.
Un petit orchestre.
On devine que le voyage sera long, le départ définitif.
On comprend que l'espoir est immense.
Plus tard, sur l'échelle de coupée, à l'heurede choisir les heureux élus, défilent sur l'écran les nombreuxprétendants au départ: véhicules surchargés, visages de tous pays,animaux improbables.
Et puis le pont. On attend la haute mer... Tout est calme.
Dans le clapotis confiant de la mer montante, chacun se raconte un peu, comme des gens qui vont rêver ensemble.
Une autre vie ailleurs et peut être...
De la musique.
Des vagues.
Dans la valise de la femme, un petit peuple: Ruchele, Helmut, Sun Yi Gudrun, Masaï...
Des histoires entremêlées, on suit le kolobok...
Jusqu'au départ...
Atravers la métaphore, s'interroger sur notre société, ses dérives, ses brutalesconfrontations.
Lestrahisons des hommes et l'insidieux abandon de l'humain, des humains. Le grandjeu des chaises cacophoniques , où chacun s'efface tour à tour.
Commenttémoigner de cette profonde inquiétude, de cette
excitation médiatique,trépidante et malsaine, de cette infinie détresse,
Oùécouter dans le silence, la voix, ténue, des petites gens, dans toute leursingularité?
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Le kolobok enchanté 





